Page 84 - Cahier Trouve-Tout-2012
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La première fois que je suis entrée chez Lévesque c’était pour...parce que j’avais besoin de...je m’en souviens pas trop! ....Hmm, c’était...POUR DES NOIX ! Et en regardant dans les allées, pleines de « cans de canage », j’avais remarqué deux hommes qui se jasaient, comme ça tout bonnement. Je suis passée à côté d’eux, j’ai souri, ils m’ont souri. On se sourissait. En tournant le coin, un des deux hommes m’a dit: « Si vous voulez de l’aide madame, pourquoi pas demander à l’épicier lui- même! Il est ici! » Je me suis arrêtée, j’ai observé le deuxième homme et soudai- nement, j’ai remarqué que...en EFFET... il FALLAIT que ce soit l’épicier! Il portait sa veste d’épicier
bleu foncé e t a v a i t m ê m e sa main d’épicier dans sa poche de veste, à la manière... épicière. Ça ne pouvait pas mentir!
avait quatre ou cinq en ligne. « Excusez-moi jeune homme?(parcequ’ilya AUSSI des jeunes hommes gentils chez Lévesque.) Je peux voir vos super mitaines touffues? » C’était les mi-
taines les plus... les plus... je ne peux même pas vous les décrire, c’était...le ciel en mitaines, c’était comme mettre les mains dans un bol de caramel tiède, mais
duveteux. Ben, j’imagine, parce que je n’ai jamais essayé de faire ça. Pis faites au Canada à part ça! On dirait qu’on ne fait plus autant de choses chez nous, c’est triste. Moi je suis toujours plus fière quand j’ai des patins des années 70 faits au Canada, ou de vieilles bottes de skidoo (oh! excu- sez-moi « motoneige »). Savez-vous qu’en plus, chez Lévesque, ils vendent des bas de laine... tricotés! Ça non plus on n’en voit plus beaucoup! Je crois qu’il faut encoura- ger nos tricoteuses. Je trouve que c’est de l’art et qu’il n’y a plus grand monde qui le maîtrise. Vraiment. Et malheureusement, dans pas grand temps, on va voir des bas de l’aine tricotés à la main cloués sur des murs de musée avec le petit carton du bas, indiquant : Cet art du tricot et les connaissances de nos ancêtres ont été per- dus. Maintenant nous ne pouvons que les regarder et apprécier notre histoire
et voir que les mailles sont en train de
se perdre.
Focus! Focus! De retour à la réalité avant que je commence à planifier une « manif » devant chez Lévesque pour encourager l’achat de mitaines et de bas de laines (mes préférés sont les rayés).
Pour « matcher » avec mon thème « fait maison » j’ai remarqué qu’on peut aussi acheter des desserts préparés sur place... des galettes (et pour les jeunes, un biscuit et une GALETTE ce n’est pas la même chose!) blanches épaisses avec du sucre à la crème dans le milieu. Mmmm... comme ma grand-mère faisait! Et des fèves au lard qu’on me dit délicieuses. Bas de laine, ga- lettes, fève au lard, mitaines de fourrure et on est prêts pour toutes les intempéries... enfin presque...
J’étais prête pour « traverser » à la quin- caillerie adjacente à l’épicerie. Bien que beaucoup plus moderne que le maga- sin, la quincaillerie
Des chaussons, des clous à la livre,
Lorsque
je suis retournée plus tard, pour mon « re- portage », j’ai remarqué une photo juste à droite de la caisse. Je prends toujours le temps d’observer les photos, parce qu’elles me parlent. Je me suis demandé si c’était mon épicier lorsqu’il était jeune coq, mais, en regardant l’ensemble de la photo aux teintes jaunâtre-orange-avocat, j’ai réalisé que c’était M. Lévesque 1er et sa femme, habillés « chic n’ swell » pour leur anni- versaire de noces. Ce n’est pas uniquement que cette photo était intrigante, c’est que c’est le genre de photo qu’on aurait chez soi sur la cheminée, et ça, ça « fittait » avec M.Lévesque et ça donnait le feeling d’être chez un ami, dans son « chez-eux », dans sa cuisine ou son salon. C’est le genre d’am- biance unique aux magasins qui ont de la personnalité!
En pensant à tout ça, mon attention avait été attirée par « queque sorte » de marmottes suspendues à un fil. Il y en
Pageau
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